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Les troubles du comportement
alimentaire
Le comportement alimentaire, c'est l'investissement, positif ou négatif
d'un individu dans une manière particulière de manger.
Cela signifie préférer certains horaires à d'autres, boire
ou non en mangeant, consommer les plats dans un ordre donné. Parfois,
c'est plutôt manger debout, seul, vite, avec avidité, indifférence
ou appétit...
Le trouble du comportement alimentaire lie un malaise ou mal-être
à un comportement considéré comme anormal, la société
définissant ce qui est "bon et sain" et ce qui est un trouble
du comportement. Sur ce jugement, se greffera la perception de soi de l'adolescent...
L'anorexie mentale répond à
une volonté active de restreindre son alimentation et de perdre du poids,
alors que l'on est déjà mince. Véritable "grève
de la faim" à titre personnel, l'anorexie entraîne une terrible
souffrance corporelle : insomnie, troubles circulatoires, froid permanent, perte
de cheveux, décalcification et ostéoporose, fatigue permanente
ou hyperactivité, perte de mémoire et de concentration, dépression,
désespoir. Mais le traitement, en institution ou par consultations spécialisées,
se heurte à un obstacle majeur : le DENI des patientes. Les anorexiques
ne se considèrent pas comme malades et refusent parfois jusqu'au bout,
entretiens et soins.
La frénésie alimentaire, c'est
la consommation en un temps court d'une quantité massive d'aliments choisis.
Elle s'accompagne de plaisir. Ensuite vient le sentiment d'avoir perdu le contrôle
! Cependant, la frénésie alimentaire n'est généralement
pas suivie de vomissements ou purges. D'où la prise de poids, des "compulsifs",
contrairement aux boulimiques.
La crise boulimique est la consommation en
un temps quasiment record d'une quantité importante d'aliments hypercaloriques
non choisis. Le tout sans faim, ni plaisir ni rassasiement entraînant
un dégoût de soi suivi par un fort sentiment de culpabilité
lié à la perte de contrôle. Suivent alors les vomissements
et purges. En plus du dégoût et des envies suicidaires, la boulimie
peut entraîner des conduites à risques telles que l'alcoolisme,
le mensonge, la dissimulation, la kleptomanie... La boulimie se caractérise
par des périodes de pulsions incontrôlables vis-à-vis de
la nourriture, suivies d'une réaction déclenchée par la
peur de grossir, à l'origine de diverses pratiques néfastes :
vomissements, diurétiques, jeûne ou restrictions alimentaires.
Le cycle boulimique peut se répéter plusieurs fois par jour ou
moins fréquemment.
Dans la majorité des cas, la boulimie se vit dans la honte et la clandestinité.
La plupart des patients hésitent à consulter et espèrent
contre toute évidence s'en sortir seuls.
Les personnes boulimiques peuvent être d'un poids trop faible, normal
ou excessif et une même personne peut vivre successivement des périodes
anorexiques puis boulimiques, la frontière entre ces deux types de comportement
n'étant pas toujours très bien définie.
Il existe bien d'autres perturbations du comportement alimentaire
:
- repas excessifs,
- grignotages incessants,
- "toxicomanie au sucré ou au chocolat",
- potomanie (ingestion de très grandes quantités de liquides par
jour),
qui peuvent faire souffrir ceux qui en sont atteints. Tous ces traitements perturbés
sont accessibles aux traitements.
Les troubles du comportement alimentaire se développent de plus en plus.
Quelques chiffres :
5 à 10 % des anorexiques et boulimiques identifiés sont de sexe
masculin
1,5 % de la population féminine serait touchée
par ces phénomènes en France.
7 % à 19 % des étudiantes entre 18 et 22 ans
sont atteintes de boulimie aux USA. !
3 garçons pour 10 filles sont touchés par la
boulimie
18 ans, âge moyen du démarrage de la boulimie
dont 50 % sont déprimés de façon grave
11 ans, l'âge où un(e) ado peut être touché(e)
par l'anorexie en perdant jusqu'à 30 % de son poids !!!.
L'anorexie touche une adolescente sur 2 400 ; 9 filles pour
1 garcon
4 % des anorexiques en meurent chaque année
et 10 à 15 % des cas sont menacés de mort.
Dans nos sociétés occidentales, les troubles alimentaires prennent
de plus en plus d'importance : anorexie, boulimie, prise incontrôlée
de nourriture...
Ces dérives concernent principalement les femmes. Ce
qui inquiètent principalement les médecins est le fait que les
jeunes femmes américaines confrontées au problème de boulimie
ne considèrent pas ces troubles alimentaires comme une maladie et en
l'occurence, ne se font pas soigner.
Ces troubles du comportement commencent à se déclencher un peu
à n'importe quel âge. Lorsqu'on doit faire face à un problème
majeur comme le simple fait de quitter le domicile des parents pour continuer
ses études, peut déclencher le processus infernal.Mais pas de
panique !
L'apparition de ces troubles est la conjonction de plusieurs facteurs : physiologiques,
émotionnels, culturels, etc... C'est pourquoi leur traitement,
long et fastidieux, doit être pluridisciplinaire (psychiatres, psychologues,
nutritionnistes, gastro-entérologues).
Grâce à ces dispositions, on peut espérer une guérison
totale sur 60% des cas ; 20 % verront leurs crises s'espacer ; 20 % restantes
resteront obsédées par la nourriture et leur poids.
Il existe des cliniques de troubles alimentaires :
Montréal
: Clinique Baca
TEST : Evaluez vos risques nutritionnels !
Vous désirez savoir si vous risquez de développer un de ces troubles
?
Le questionnaire vous permettra de déterminer votre degré d'exposition.
Plus les phrases qui vous ressemblent sont nombreuses, plus le risque est grand
!
Entre 8 et 16 réponses
positives, l'alimentation vous pose déjà des problèmes.
Une aide psychologique peut s'avérer utile.
Au-delà de 16, pourquoi ne pas consulter auprès d'un service spécialisé
?
Il paraît que j'ai l'air mince, mais je suis grosse.
Je ne supporte pas de ne pas pouvoir faire du sport tous les jours.
Je m'inquiète à propos de mes menus.
Je suis déprimée quand je prends du poids (même quelques
centaines de grammes).
Je préfère manger seule plutôt qu'en compagnie.
Je dispose d'une réserve cachée de nourriture.
Je ne supporte qu'on me dérange quand je mange.
Dès la première bouchée, je me sens grosse et j'ai l'impression
d'avoir du ventre.
Il m'arrive d'engloutir de grandes quantités de nourriture sans pouvoir
m'arrêter.
Il m'est arrivé de jeûner pour perdre du poids.
J'aime faire la cuisine pourles autres, mais je mange rarement ce que je prépare.
J'ai un rituel précis pour manger : je coupe ma nourriture en tout petits
morceaux, ou j'ai mes propres couverts, ou alors je me nourris d'une façon
bien particulière.
Il ne m'arrive pas souvent d'être satisfaite de ce que je fais et de
ce que je suis.
Je déprime facilement.
On m'adresse des remarques sur ma façon de m'alimenter et je n'aime
pas ça.
Je m'aimerais mieux si j'étais plus mince.
Je suis très renseignée sur tout ce qui concerne la nutrition
et l'alimentation.
J'ai peu d'amies et je ne me confie pas facilement à elles.
Je ne supporte pas que l'on me regarde manger.
Dès que je mange, j'angoisse à l'idée de ne pas pouvoir
m'arrêter
Je prends des laxatifs ou me force à vomir pour éviter de prendre
du poids.
Quand on me demande ce que j'ai mangé, je préfère mentir
plutôt que de donner des détails.
J'évite de parler de ma peur de grossir parce que personne ne me comprend
!
Je ne supporte pas qu'on me pousse à manger.
Dès que je mange, j'éprouve un sentiment de culpabilité.
Je n'arrive pas à finir ce que j'ai dans mon assiette ; je le jette
ou le donne à mon chien sans être vue.
J'ai déjà été obligé(e) de m'absenter des
cours en raison de ma façon de m'alimenter.
Je me sens tout-à-fait capable de voler de la nourriture, des laxatifs
ou des médicaments de régime.
Quand je me déshabille, ma première pensée est "la
peur des bourrelets".
Je me dis qu'il faut que je sois plus mince que mes amies.
Je recrache souvent ma nourriture au lieu de l'avaler.
Je ne veux pas cotoyer les personnes qui jugent ma façon de manger.
Il m'est arrivé de penser que je préférerais mourir plutôt
que d'être grosse.