Le saumon sauvage et d'élevage Saumon : les coulisses de l'élevage Partager
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Produits de fêtes
Poisson gras, apprécié, qui comprend des vertus
nutritives. Riche en vitamines A, B12 et D. Il contient du fer, du magnésium,
du phosphore. Il contient des acides gras indispensables à la croissance
des enfants et protecteurs du système cardio-vasculaire.
Cent grammes de saumon apporteront environ 200
Kcal.
Saumon : les coulisses de l'élevage
La filière du saumon s'est enfin remise du scandale provoqué par le magazine
américain Science en janvier, accusant le saumon d'Atlantique
d'être cancérogène. Il y a eu plusieurs démentis depuis, notamment
de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). La consommation
du saumon, qui avait chuté à l'époque de 20 % à 40 % selon les régions, a repris
sa vitesse de croisière. En France, on en consomme beaucoup (2 kilos par an
et par habitant). Les Français ont d'ailleurs un rapport conflictuel avec le
saumon. D'un côté, ils ne se font pas d'illusions sur les conditions d'élevage
et le trouvent souvent de mauvaise qualité. De l'autre, ils le considèrent aussi
comme un produit de luxe, à haute valeur gastronomique.
Ils n'ont pas tort. La production mondiale s'élève à 1,2 million de tonnes, dont
75 % proviennent de la Norvège et du Chili, pays qui, depuis une dizaine d'années,
s'est lancé dans l'élevage avec l'aide des Norvégiens. Restent l'Ecosse, l'Irlande,
et même la France, de façon très anecdotique (voir portrait).
L'élevage du saumon en Norvège fait preuve aujourd'hui d'une technologie
de pointe inouïe. Tout est pensé, évalué, anticipé. Les poissons sont
regroupés en mer dans des cages semblables à d'immenses filets de 20 à 30 mètres
de profondeur. Chaque cage contient environ 50 000 poissons
(bien plus quand c'est de l'intensif), nourris avec de la farine
sous forme de granulés. La croissance du saumon est une obsession chez la plupart
des producteurs. « Pour qu'elle soit optimale, il faut que l'alimentation
soit très précise. De sa naissance à son abattage, le saumon va manger des granulés
de dix grosseurs différentes, au fur et à mesure de sa croissance, parfaitement
adaptés à la taille de sa gueule. Et comme les laits infantiles premier et deuxième
âge, les granulés sont de trois compositions différentes en fonction de son
âge », raconte Hugues Le Ruz, directeur de Skretting West Europe, premier
fabricant mondial d'aliments pour salmoniculture. La composition de l'aliment
est à peu près partout la même : farine de poisson, huile de poisson, tourteau
de soja, vitamines, minéraux et colorant.
Le recours à la vaccination
A l'état naturel, la chair du saumon est rose, car il se nourrit de crevettes
(le saumon de la Baltique est blanc, car il mange plutôt des harengs). C'est
pour reproduire ce phénomène que l'élevage donne des colorants au saumon.
Il s'agit le plus souvent de caroténoïde de synthèse, dont l'utilisation est
réglementée. Les farines animales sont interdites.
Mais la densité de poissons par cage reste un problème majeur. « Impossible
de faire du bon saumon quand ils sont entassés, et difficile d'éviter la prolifération
de maladies avec une telle promiscuité, raconte Bruno Vaudour, journaliste
au magazine Produits de la mer. L'usage des antibiotiques étant fortement
réglementé aujourd'hui, les producteurs ont recours à la vaccination de plus
en plus fréquemment. »
Faut-il pour autant diaboliser le saumon d'élevage ? Le consommateur n'a guère
le choix. Le saumon sauvage est en France quasiment inexistant (à peine 5 %
de l'offre) et des efforts qualitatifs flagrants ont été entrepris dans les
élevages depuis trois ans. On trouve assez facilement, même en grande surface
(voir banc d'essai), des saumons fumés savoureux. Du moins pour le moment.
La montée en puissance des élevages de poissons, notamment en Asie, risque en
effet de changer la donne : « Il faut bien comprendre que le saumon
est un poisson carnivore et qu'à l'état naturel il se nourrit exclusivement
de poissons et crustacés, poursuit Bruno Vaudour. Les granulés
donnés aux saumons d'élevage sont composés d'huiles de poisson, en imitation
de son alimentation originelle. Pour les fabriquer, il faut pêcher des quantités
astronomiques de petits poissons de mer. Les réserves commencent à s'effondrer,
la nature ne suit plus. La recherche aquacole a trouvé une solution de substitution
en proposant des huiles végétales (de colza, surtout). Les premiers essais ont
commencé. D'un point de vue écologique, c'est positif, car cela préserve les
réserves. Mais, en ce qui concerne le goût, je suis plus dubitatif... »
On peut également se poser des questions sur les capacités du métabolisme du
saumon condamné au régime huiles végétales... Même si, à priori, les recherches
scientifiques n'ont pas soulevé d'incompatibilité. « Nous avançons très prudemment
et surveillons de près comment les Français vont accueillir les huiles végétales.
La France est notre plus gros marché, c'est elle qui donne le ton », explique
Stal Heggelund, du Centre des produits de la mer de Norvège. On espère que tout
le monde restera raisonnable et que personne n'oubliera qu'un jour on a donné
des farines animales à des herbivores, avec les conséquences que l'on sait...
Les spécialistes
Dag Naess, un Norvégien à Cherbourg
« Quand j'ai annoncé à mes compatriotes norvégiens que je
montais un élevage de saumons en France... Ils m'ont pris pour
un fou furieux ! » Qu'importe, Dag Naess a installé une
ferme au large de Cherbourg, après avoir sélectionné une souche
adaptée à la salinité et à la température des eaux françaises,
très différentes de celles de fjords. Il élève les poissons
lentement, dans une très faible densité... Résultat : un saumon
haut de gamme, qui commence à se forger une solide réputation.
Vendu surtout dans le circuit de la restauration et chez quelques
poissonniers (notamment la poissonnerie Gauvain, à Paris, voir
plus bas). Saumon fumé vendu en grande surface sous les
marques Ovive et William James (55 e env. le kilo).
Saumon de France, 660, rue de la Pyrotechnie, ZI les Mielles,
50110 Tourlaville. 02.33.43.03.00.
Et aussi
Poissonniers :Poissonnerie Gauvain, 50, rue du Cherche-Midi,
75006 Paris. 01.42.22.46.65.
Poissonnerie du Dôme, 4, rue Delambre, 75014 Paris. 01.43.35.23.95.
Le Grand Bleu, 42, rue Guillaume-le-Conquérant, 14000 Caen.
02.31.86.39.96.
Saumons fumés :
La Saumonerie Saint-Férréol, 43100 Brioude. 04.71.74.93.17.
Byzance, 27, rue Yves-Kermen, 92800 Boulogne. 01.46.09.02.28.
Prunier, 16, av. Victor-Hugo, 75016 Paris. 01.44.17.35.87.
Barthouil, route de Hastingues, 40300 Peyrehorade. 05.58.73.00.78.
Lexique
Saumon d'Atlantique : la meilleure souche,
en provenance de Norvège, d'Irlande ou d'Ecosse.
Saumon du Pacifique : une autre souche, moins
qualitative, présente essentiellement en Alaska. On l'utilise
surtout pour les conserves et plats préparés... et, depuis peu,
pour certains saumons fumés. Bien lire l'étiquette !
Saumon Label Rouge : élevé lentement selon
un cahier des charges rigoureux, dans une faible densité, avec
une alimentation de choix.
Saumon Bio : nourri de granulés d'origine
biologique, élevé lentement, selon un cahier des charges bien
précis, dans une faible densité.
Saumon fumé, salé au sel sec : saumon fumé
salé avec du vrai sel. Si rien n'est précisé, il y a de fortes
chances que le saumon ait été salé avec de la saumure, c'est-à-dire
à base d'un mélange d'eau et de sel, qui gonfle la chair. On
paie ainsi de l'eau au prix du saumon... Bien regarder la liste
des ingrédients, car c'est précisé.
Mémo
Acheter du saumon d'Atlantique
(Norvège, Ecosse, Irlande, France), et éviter le saumon du Pacifique
(Alaska), moins savoureux.
Privilégier les signes de qualité
(Label Rouge et Bio) en grande surface, et choisir du saumon
fumé d'Atlantique salé au sel sec.
Se rappeler que le bon saumon
est un produit cher. Eviter les premiers prix.
Banc d'essai
(saumon fumé de Norvège)
16,5 - Le Borvo Saumon fumé origine Norvège.
Commentaires : excellente consistance de la chair, à la fois
moelleuse et fondante. Fumage délicat et sans excès, assaisonnement
équilibré. Prix : 3,94 e env. les 80 g. Grandes et moyennes
surfaces (GMS).
16 - Robert Delmas Saumon fumé Prestige Label Rouge. Grande
qualité, saumon fumé classique parfaitement bien réalisé. Très
bon équilibre entre le goût du poisson et le fumage. 9,70 e
env. les 160 g. GMS.
14 - Loiseau et Regnault Saumon Atlantique fumé Label Rouge.
Texture agréable, souple et moelleuse. Couleur rose pâle appétissante.
Goût fumé très (trop ?) présent. 5,30 e env. les 80 g. Monoprix.
(Meilleur rapport qualité-prix.)
13,5 - Monoprix Gourmet Saumon Atlantique fumé. Fumage délicat,
peu marqué et assaisonnement bien maîtrisé. Texture assez moelleuse.
Petites tranches. 3,05 e env. les 80 g. Monoprix.
13 - Roch'Land Chair rose clair de bon goût, mais
trop épaisse en bouche. Manque de fondant.
Fumage bien réalisé, pas trop présent. 8,59 e env. les 160
g. GMS.
10 - Labeyrie Saumon fumé au boid de hêtre. Bordures noires
importantes au début de la tranche qui n'ont pas été enlevées.
Consistance farineuse, saumon trop salé. Cher et décevant. 5,49
e env. les 150 g. GMS.
Dossier réalisé par Elise Casta-Verchère
pour le site lepoint.fr
Saumons d'élevage et saumons sauvages
La production de saumons dans l'Atlantique Nord a atteint 700.000 tonnes l'an
dernier. Ces poissons sont maintenus captifs dans des cages qui, malgré
toutes les précautions, demeurent très vulnérables. Les
échappées sont inévitables et les poissons se mêlent
aux populations de saumons sauvages. Avec quelles conséquences?
La production de saumons en aquaculture atteint 700.000 tonnes par an dans le
seul Atlantique Nord. Les poissons sont élevés dans la quasi-totalité
des cas en cages et malgré la surveillance, les échappées
sont inévitables. Elles surviennent suite à des tempêtes,
aux attaques des prédateurs ou à des avaries qui endommagent les
filets et les installations. L'incident le plus important date du printemps
2002, aux îles Féroé lorsque 600.000 poissons ont été
involontairement libérés suite à une tempête. On
estime que chaque année ce sont environ 2 millions de saumons qui s'échappent
des fermes aquacoles. Ce chiffre représente environ 50 % du stock de
saumons sauvages en Atlantique. Ces poissons issus d'élevage mènent
leur vie en mer et à l'âge adulte parviennent dans les estuaires
avec les saumons sauvages ce qui pose des problèmes génétiques
potentiels. Les populations de saumons ne sont pas en très bon état
et une telle hypothèque constitue un nouveau danger pour le saumon.
L'Institut marin anglais et l'Université de Belfast ont suivi sur 10
ans les première et deuxième générations d'hybrides
entre poissons sauvages et d'autres issus d'aquaculture, tant pour les phases
eau douce que marine. Ont été déterminés le pourcentage
d'oeufs fécondés (stade oeil), la survie des jeunes parrs et les
poissons migrants (smolts). Les oeufs de chaque famille ont été
mis en incubation dans les mêmes conditions et ensuite libérés.
La génétique a permis de profiler les poissons revenant adultes
et capturés au filet, à la ligne ou contrôlés dans
des pièges sur des barrages.
L'expérience montre que les saumons d'élevage ont un impact génétique
et entrent en compétition avec les populations sauvages. Après
plusieurs générations en élevage, la capacité de
survie en milieu marin diminue fortement. Dans l'ensemble, celle issue de sujets
d'élevage ne dépasse pas 2 % de la survie des saumons naturels
(étude sur 3 cohortes)! Les hybrides donnent un résultat intermédiaire:
de 27 à 89 % par rapport aux poissons sauvages. Il était intéressant
de connaître le devenir des hybrides de seconde génération:
70 % des oeufs meurent dans les premières semaines de l'incubation! Y
a-t-il un problème génétique qui conduit à des pertes
aussi importantes? C'est l'avis des chercheurs.
Les petits saumons d'élevage ont une croissance plus rapide que les hybrides.
Ce qui ne semble pas illogique puisque la sélection a porté sur
la croissance des poissons. Les jeunes issus de sujets d'élevage occupent
les meilleurs postes, rejetant les autres dans les endroits moins intéressants.
Ces impacts répétés durant plusieurs générations
peuvent entraîner une raréfaction des sujets sauvages.
Les lâchers volontaires de smolts produits en trop grand nombre (en particulier
en Écosse) afin de renforcer les populations naturelles aboutissent à
l'effet inverse à savoir une détérioration des conditions
de vie pour les juvéniles et une raréfaction des poissons sauvages.
Il en va de même pour les truites communes élevées en mer,
bien que la tendance soit à la production de poissons stériles.
Philip Mc Ginnity & Andy Ferguson concluent qu'il est grand temps d'édicter
des règles précises sur l'élevage des saumons et des truites
de mer.
Les Recettes au saumon
- Tartare de saumon
Ingrédients : Deux darnes de saumon très frais, deux filets de
truite fumée, un jaune d'œuf, ketchup, moutarde, Worcestershire
sauce, citron, persil, paprika doux, poivre blanc, huile d'olive, câpres.
Recette : Enlever soigneusement peaux et arêtes des darnes de saumon,
et hacher pas trop finement la chair au couteau. Procéder de même
avec la truite fumée. Dans un bol, incorporer aux poissons : deux cuillerées
à soupe d'huile d'olive, une cuillerée à soupe de ketchup,
un trait de sauce Worcestershire, un peu de paprika, du persil haché,
et poivrer. Mettre au frais jusqu'au moment de servir.
Juste avant de présenter, ajouter les câpres un peu hachées,
le jus d'un citron et une pointe de moutarde. Accompagner de pain de campagne
légèrement grillé. Cette recette reprend beaucoup des ingrédients
du tartare de bœuf traditionnel. Il faut toutefois utiliser les sauces
et condiments avec beaucoup de modération, sous peine de perdre dans
un magma aigre la finesse du saumon cru.
- Marinade de saumon à l'aneth et aux asperges
Ingrédients : Un filet de saumon de 300 à 400 g, avec sa peau,
huile d'olive, aneth, poivre blanc, poivre noir, poivre de la Jamaïque,
un kg d'asperges vertes ou violettes de Provence, deux oeufs, vinaigre de Xérès.
Recette : Escaloper le filet de saumon et le mettre à mariner dans deux
verres d'huile d'olive, avec l'aneth débarrassé de ses tiges et
grossièrement haché. La peau n'est pas conservée, mais
elle facilite la découpe. Ajouter quelques tours de moulin de poivre
blanc, et de poivre de la Jamaïque. Laisser mariner au frais au moins deux
heures. Éplucher les asperges si nécessaire, et les faire cuire
jusqu'à l'à-point qui se détermine en les piquant de la
pointe d'un couteau. Faire cuire deux oeufs durs, et écraser à
la fourchette un blanc et les deux jaunes, en "mimosa". Préparer
une sauce avec une pointe de moutarde, de l'huile d'olive, le vinaigre de Xérès,
et bien assaisonnée au poivre noir. Servir les asperges tièdes,
recouvertes des oeufs, présenter le saumon rapidement égoutté
sur un plat, et la sauce dans un bol.
- Saumon à la fleur de sel, tartare à la salicorne
Ingrédients : Un filet de saumon d'un kg avec la peau, fleur de sel,
huile d'olive, poivre blanc, salicorne au vinaigre, aneth, ciboulette, une petite
échalote.
Recette : Laver et éponger soigneusement un filet de saumon très
frais. Couper de larges tranches fines, sans trancher la peau (le filet est
plus facile à escaloper quand il a encore sa peau). Conserver environ
le tiers du poisson, du côté de la queue. Étaler les tranches
de saumon dans un grand plat, poivrer, couvrir d'huile d'olive sans excès,
et saupoudrer d'environ une cuiller à soupe rase de fleur de sel. Laisser
mariner pendant une à deux heures.
Hacher grossièrement au couteau le reste de la chair du saumon, et la
mélanger à deux cuillers à une cuiller à soupe d'huile
d'olive. Réserver au frais. Préparer un hachis composé
d'une petite échalote coupée menu, une cuiller à soupe
pleine de salicorne au vinaigre, coupée en petits morceaux, une cuiller
à soupe rase d'aneth haché, et autant de ciboulette coupée
en tronçons. Ces éléments sont mélangés à
la chair de saumon au moment de servir. Présenter le saumon mariné,
avec le tartare à côté, accompagné de tranches de
pain de campagne légèrement grillées.
- Saumon mi-cuit à la sauce fleurette
Ingrédients : Un beau saumon, huile d'olive, un citron, 400 g de crème
fraîche épaisse, un verre de lait entier, une poignée de
radis rouges ronds, une poignée d'oignons blancs frais, un bouquet de
ciboulette, aneth frais ou sec, coriandre en poudre, muscade, poivre vert.
Recette : Préparer le saumon en deux filets auxquels on laisse la peau.
Ôter soigneusement les arêtes, avec une pince à épiler
si nécessaire. Mettre les pièces à mariner une heure avec
un peu d'huile d'olive, de poivre blanc, d'aneth, d'origan, et le jus du citron.
Allonger la crème épaisse avec le lait pour la rendre un peu fluide,
presque "fleurette". Couper les radis et les oignons en fines rondelles,
et la ciboulette en petits tronçons. Les ajouter à la crème
fleurette, et assaisonner de quelques grains de poivre vert écrasés,
de coriandre en poudre, et de muscade râpée. Réserver au
frais.
Égoutter soigneusement les filets de saumon, et les griller au feu de
bois ou à la salamandre en présentant d'abord la chair au feu,
puis la peau. Terminer à nouveau par le côté chair afin
de réchauffer en surface. Plus des trois quarts de la cuisson se font
côté peau. Pour une belle cuisson, il faut que le côté
chair soit juste saisi, alors que la peau est bien grillée. Ce mode de
cuisson, presque "à l'unilatéral", permet à la
couche de graisse située entre la peau et la chair du poisson de fondre,
nourrissant ainsi la chair qui n'est alors ni sèche ni cotonneuse comme
cela arrive souvent avec le saumon (mal) cuit.
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