Tatoo ou tattoo
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Conseils hygiene tatouage et histoire du tatouage ou tatoo
SOINS DES TATTOOS ET PIERCING
Conseils pour les soins du tatouage
Conseil pour les soins du piercing
Que dois-je faire en cas d'infection?
Quelques conseils simples à respecter afin d'assurer une guérison
optimale à votre nouveau piercing.
N.B. : ces conseils sont valables pour tous les piercings externes.
Achetez en pharmacie un savon antiseptique HIBISCRUB.
Matin et soir, dans la douche :
Lavez-vous les mains vigoureusement avec le savon antiseptique.
Lavez le bijou.
Rincez abondamment, pendant une minute, en faisant tourner l'anneau afin d'éviter
tout résidu de savon.
Ne jamais toucher le piercing avec des mains sales.
Ni bains, ni piscine, ni bains de mer pendant deux mois.
L'eau sale est une cause d'infection.
Si vous avez de l'infection :
Relisez les instructions précédentes.
Achetez en Pharmacie un flacon de désinfectant DIASEPTYL en solution.
Cinq fois par jour, avec un coton-tige et du DIASEPTYL, nettoyez le pourtour
et l'intérieur du piercing ainsi que le bijou, ceci avec les mains propres.
Répétez ce traitement jusqu'à disparition complète
de l'infection : minimum quinze jours.
Le temps de guérison d'un piercing varie d'une personne à l'autre
et prend habituellement de 2 à 6 mois,
mais dépend toujours de la qualité des soins et du respect des
indications précédentes.
TATOUAGE OU TATOO
Le mot tatouage tire son origine du tahitien "TA-TU" qui
dérive lui-même de l'expression "TA-ATOUAS", composée
de "TA" (dessin) et "ATOUAS" (esprit). En effet, les indigènes
marquaient ainsi leur corps afin de se concilier les grâces, la protection
et les faveurs de leur esprit, de leur "ange gardien".
La première description d'une marque distinctive se trouve dans la bible
(gen IV - 15) : "et YHVH mit un signe sur CAïN pour que ne le frappe
pas qui le rencontrerait."
Où et quand le tatouage est-il né ?
Difficile à dire avec certitudes, en tout cas certainement pas en Chine
comme le veut une légende tenace ; la légende hindoue de CYRROHEE
et BANTAS en fait mention. Par contre nous avons une preuve et une attestation
beaucoup plus scientifiques et irréfutables par la découverte
d'une momie d'une prétresse d'HATOR datant de la XIè dynastie
(2200 av JC) qui présente clairement des marques de tatouages sur le
corps. On peut également voir au musée de Léningrad, le
corps d'un guérrier SHIITE conservé dans les glaces pendant quelques
2000 ans, découvert en parfait état de conservation en 1947 et
dont les bras sont recouverts de tatouages sophistiqués.
Plus prés de nous et en Europe, on en trouve traces chez les gaulois,
les éthnies "britanniques" (CESAR note dans "De bello
gallica" que tous les bretons se colorent la peau avec une matière
colorante de teinte bleue".). Les romains utilisaient le tatouage pour
marquer les mercenaires, les esclaves, criminels et hérétiques.
Ainsi après la bataille de HASTINGS, le corps décapité
et mutilé du roi ARNOLD put être identifié par le mot "EDITH"
qu'il portait tatoué sur sa poitrine. Les premiers chrétiens d'orient,
et en particulier les Coptes se faisaient tatouer des symboles de leur religion,
cette coutume s'est d'ailleurs perpétué longtemps (jusqu'au XXè
siècle) parmi les pélerins de passage à Jérusalem.
Au moyen-age, Rome interdit le tatouage.
HISTORIQUE DU TATOUAGEOn connait la vogue du tatouage en extrème orient,
particulièrement au Japon où il fut et demeure encore un véritable
phénomène traditionnel de société. Sa reconnaissance
et sa propagation en occident date du voyage du capitaine COOK en 1769, lorsqu'il
découvre tahiti. Cook ramena avec lui le prince OMAI dont l'exhibition
des tatouages devint une attraction très prisée des salons londoniens.
Divers membres de cette expédition et des suivantes se firent eux-mêmes
tatouer.
En 1891, Samuel O'RILEY, invente la machine à tatouer électrique
qui permet de gagner en rapidité et en finesse d'exécution, de
diminuer considérablement la douleur et de véhiculer une hygiène
plus rigoureuse.
A partir des années 1970, le tatouage se démocratise et devient
phénomène de mode touchant toutes les classes de la société,
du cadre sup aux artistes ; ceci sous l'impulsion d'artistes tels SPYDER WEBB
- LYLE TURTTLE - DON E.HARDY et Georges BOONE. Ce qui était jusqu'à
présent l'appanage des marginaux va alors peu à peu séduire
artistes, médecins et hommes d'affaires, hommes et femmes confondus.
TECHNIQUE :
Depuis 1891, date de la première machine à tatouer électrique,
les tatouages sont réalisés en occident (du moins par les professionels)
au moyen de cet appareil qui travaille à un cadence de 3000 à
5000 piqures/min ; les aiguilles très fines (entre 0,10 / 0,12 mm) sont
soudées sur une tige support attachée à la machine. Une
fois le motif choisit, le tatoueur procède à un nettoyage antiseptique
de la partie à tatouer puis reproduit le tracé du motif soit avec
un crayon à main levée, soit au moyen d'un calque transfert ;
l'opération proprement dites peut alors commencer. Le contour se pique
avec un faisceau de une ou trois aiguilles selon la finesse du trait désirée,
ensuite, il procède à l'ombrage (si il y a lieu) puis au remplissage
des couleurs avec des faisceaux de 6 à 8 aiguilles assemblées
en "rond" ou en "peigne". Une fois fini, le tatouage est
à nouveau nettoyé à l'antiseptique puis recouvert d'une
pommade cicatrisante et recouvert d'une compresse stérile non adhérante.
Pansement qu'il convient de renouveler 3 fois par jour durant 3 jours.
Le tatouage, un art japonais
Le Japon, ce petit groupe d'îles du Pacifique culturellement isolé
par un bras de mer et une solide histoire militaire, entretient avec le tatouage
une histoire en dent de scie, qui à l'instar des vieux couples, oscille
entre amour et haine, fascination et répulsion. Appelé Irezumi
ou Horimono, (Irezumi désignant plus spécifiquement les motifs
traditionnels de taille importante et recouvrant une large partie du corps alors
que Horimono, terme de moins en moins utilisé, désigne lui l'ensemble
des styles), le tatouage nippon reste dans la conscience populaire l'apanage
des Yakuza, et c'est lentement et non sans heurt que la barrière du tabou
se désagrège à grand coup d'idoles calibrées MTV
arborant quelque motif calibré et coloré, vaguement tribal et
de mauvais goût . On est en droit de se demander si cette "évolution"
en est vraiment une, elle contribue pourtant à lever petit à petit
un interdit bicentenaire. Pour mieux comprendre cette étrange relation,
offrons-nous une petite escapade au fil des grandes pages du livre de l'histoire
du tatouage japonais.
Le tatouage : inscrit sur le visage du Japon
De récentes découvertes archéologiques montrent que les
Ainu, le peuple originel de l'archipel, arboraient déjà des tatouages
faciaux qui contrairement aux traditions Nord-Européennes n'étaient
pas, semble-t-il, réservés aux seules castes guerrières
mais utilisés comme une espèce de signe d'appartenance à
un clan ou une profession et ce dès le début de l'ère Jomon
(-10 000 à - 300 avant JC). Les recherches et la tradition orale parlent
même d'une pratique de tatouage rituel sur les femmes mariées,
qui après avoir convolé, se faisaient tatouer une sorte de moustache
et de petite barbe. Des textes chinois des 3e et 4e Siècles, les Gishiwajinden,
parlent même de pêcheurs japonais dont le corps était entièrement
tatoué, faits recoupés par les découvertes de Dogu (figurines
d'argiles) représentant des figures humaines dont le corps est orné
de motifs. On retrouve ces témoignages sculptés durant toute l'ère
Yayoi (-300-300) et Kofun (300-600). Il semble que cette pratique, alors commune
et sans connotation, commence à décliner avec l'arrivée
du Bouddhisme et du Confucianisme, philosophies religieuses héritées
de la Chine où le tatouage est considéré comme une coutume
barbare. Et bien que le Kojiki (712 après JC) pose les bases d'une codification
du tatouage en faisant la distinction entre un tatouage "prestigieux"
réservé aux héros et aux grands, et un tatouage "crapuleux"
réservé, lui aux bandits et aux criminels, il faudra attendre
l'ère Edo (1603-1868) pour que le tatouage refasse son entrée
dans la culture populaire. Certes entre temps, on trouve quelques rares récits
de combattants farouches et dermiquement ornementés, parfois même
quelques dessins décrivant le plus souvent des marquages corporatistes,
mais rien qui puisse inciter l'état à se pencher sur le problème.
Notons tout de même qu'au 16e Siècle, certains clans, dont le clan
Satsuma, se faisaient tatouer les symboles de leur famille sur les bras et le
torse, non pas par fierté ou soumission, mais juste pour rendre possible
l'identification des corps, les têtes étant souvent absentes et
les armures volées, après les sanglantes batailles qui déchiraient
le pays durant cette période.
Soins et Hygiène du TATTOO
Le pansement doit être retiré 5 à 6 heures après
votre séance de tatouage.
Lavez à l'eau tiède et séchez proprement en tamponant.
Ne remettez plus de pansement sur le tatouage.
Appliquez et faites pénétrer une fine couche de crème
(biafine, bépanthène, homéoplasmine) 3 à 4 fois
par jour durant 15 jours pour les pièces en couleurs, une semaine pour
le noir.
Pas de bain, pas d'eau chlorée ni salée jusqu'à guérison
complète. Douche, savon ph neutre OK.
Pas d'exposition au soleil jusqu'à cicatrisation (application systématique
d'écran total pour les tatouages en couleurs).
Ne pas gratter d'éventuelles croûtes au tatouage.
Ne pas nettoyer à l'alcool.
Vêtements amples en coton préconisés.
Pensez, de temps en temps, à hydrater la peau tatouée.