Extraction dents de sagesse : operation dents de sagesse
operation dents de sagesse : pourquoi opérer ? Comment l'opération se passe t'elle ?
L'extraction des dents de sagesse
Afin que vous soyez clairement informé(e) du déroulement de cette
intervention, nous vous demandons de lire attentivement ce document d'information.
Votre chirurgien est à votre disposition pour répondre à
toutes vos questions.
Pourquoi opérer ?
L'extraction des dents de sagesse consiste à enlever les troisièmes
molaires du haut et/ou du bas situées à l'extrémité
de la denture (angle de la mâchoire et tubérosité du maxillaire
supérieur).
Ces dents doivent être extraites :
- soit parce qu'elles sont en mauvaise position, incluses dans l'os,
enclavées et elles ont été ou seront à l'origine
de douleurs, d'inflammation voire d'infection
- soit parce qu'elles risquent de perturber le bon alignement de vos
dents par manque de place (l'indication est souvent portée par
l'orthodontiste)
- soit parce qu'elles sont cariées et ne peuvent plus bénéficier
de soins traditionnels conservateurs
Comment se déroule l'intervention extraction dents de sagesse
?
L'intervention se déroule habituellement sous anesthésie
locale en externe (vous n'êtes pas hospitalisé(e)), les dents sont
alors extraites par côté en deux ou quatre séances. Plus
rarement selon la difficulté et l'âge du patient, une anesthésie
générale est demandée et impose une hospitalisation. Une
consultation d'anesthésie préopératoire est alors
indispensable. Le médecin anesthésiste répondra à
vos questions relatives à l'anesthésie.
L'intervention nécessite une incision de la gencive, puis il faut
le plus souvent dégager la dent bloquée en fraisant l'os. Parfois,
il est nécessaire de sectionner la dent avant de l'extraire.
La fermeture peut se faire à l'aide de fils résorbables
qui disparaîtront spontanément en 15 jours à 3 semaines.
Leur persistance est parfois un facteur d'irritation locale, il faut alors
contacter le chirurgien pour qu'il les enlève.
La durée de l'intervention est variable selon les difficultés
chirurgicales. Elle est en moyenne de 15 à 30 minutes. Les soins post
opératoires vous seront précisés par votre chirurgien.
Généralement pour une anesthésie générale,
la durée de l'hospitalisation est de un à deux jours. Bien
que cela ne soit pas systématique, prévoyez quelques jours d'arrêt
de travail (2 à 3 jours) après une extraction, qu'elle soit sous
anesthésie générale ou locale car les suites sont parfois
douloureuses, la joue peut être gonflée et vous pouvez avoir du
mal à ouvrir la bouche.
Les suites opératoires.
· Les saignements : Il est fréquent qu'un petit saignement, souvent
gênant, persiste pendant quelques heures. Le traitement consiste à
appliquer une compresse sur la zone de l'extraction et mordre sur celle-ci tant
que la saignement ne s'est pas arrêté. Ce saignement peut se prolonger
parfois pendant la nuit qui suit l'intervention. Afin de ne pas évacuer
le caillot sanguin qui s'est formé dans l'alvéole, les bains de
bouche doivent être faits avec délicatesse pendant les premières
24 heures.
· La douleur au niveau des zones opérées est plus fréquente
en bas qu'en haut. Elle cède souvent avec des antalgiques et disparaît
en quelques jours.
· L'oedème (gonflement des joues) est fréquent. Il est
imprévisible car variable d'une personne à l'autre, volontiers
marqué chez l'adolescent.
· Une limitation de l'ouverture buccale est fréquente pendant
quelques jours bien qu'elle ne soit pas systématique. Il faudra donc
prévoir une alimentation molle. Exceptionnellement, cette difficulté
à ouvrir la bouche peut durer plusieurs semaines.
Pour obtenir une cicatrisation dans de bonnes conditions après l'opération,
certaines précautions doivent être respectées :
· l'alimentation doit être molle, tiède ou froide.
Il faut éviter une nourriture trop chaude, trop épicée
ou trop acide, comme les jus d'orange.
· malgré les oedèmes et les douleurs, une bonne hygiène
buccale est indispensable pour que la cicatrisation se fasse sans complication.
Après chaque repas, les dents et les gencives devront être nettoyées
par brossage. Des bains de bouche sont prescrits en complément du brossage.
Un jet hydropulseur peut également être utilisé.
· Il faut arrêter absolument le tabac, l'alcool et tous
les irritants jusqu'à la fin de la cicatrisation de la plaie.
Les risques
Tout acte médical, même bien conduit, recèle un risque
de complications. Il peut s'agir de :
- la perte d'un amalgame (plombage) ou le descellement d'une couronne
: l'extraction de la dent de sagesse implique l'utilisation d'un
instrument qui s'appuie parfois sur la dent jouxtant la dent de sagesse.
Un amalgame trop gros ou ancien, une couronne mal scellée peuvent subir
des dommages. La deuxième molaire peut être parfois mobilisée.
- une diminution ou une perte de la sensibilité de la lèvre inférieure
: le nerf alvéolaire inférieur chemine à l'intérieur
de la mandibule en passant sous les racines des dents. Lorsqu'il est au
contact des racines de la dent de sagesse il peut être lésé.
Il s'ensuit alors une perte de la sensibilité de la lèvre
inférieure du côté atteint, temporaire ou exceptionnellement
définitive.
- une infection des tissus mous de la joue (cellulite) peut survenir quelques
jours à quelques semaines après l'extraction. Elle cède
par un traitement antibiotique adapté.
- une alvéolite : infection de l'alvéole dentaire (orifice
laissé libre après l'extraction). Elle est liée parfois
à l'échauffement de l'os lors du dégagement
de la dent. Cette alvéolite survient quelques jours voire 3 semaines
à 1 mois après le geste. Elle se caractérise par des douleurs
surtout nocturnes non calmées par des antalgiques habituels, et nécessite
des soins locaux sous anesthésie locale.
- une fracture de l'angle de la mâchoire (exceptionnel) qui peut
nécessiter de bloquer la mâchoire en position fermée pendant
quelques semaines ou d'opérer en mettant en place une plaque et des vis.
- une perte de la sensibilité de la langue du côté de la
lésion car le nerf lingual situé au contact du bord interne de
l'angle de la mandibule peut être atteint par un instrument lors
de l'extraction. Cette perte de sensibilité est le plus souvent
temporaire (quelques jours à quelques semaines) ou exceptionnellement
permanente.
- une névralgie est une douleur d'apparition spontanée, vive
et donc très gênante qui peut être secondaire à la
lésion partielle d'un nerf. Si le nerf alvéolaire inférieur
a été lésé, la douleur vive irradie dans les dents
antérieures et/ou la lèvre inférieure. Si c'est le nerf
lingual qui est abîmé, la douleur irradie dans la moitié
de la langue. Ces douleurs sont très difficiles à traiter et durent
parfois très longtemps. Elles sont heureusement très exceptionnelles.
- une communication entre le sinus maxillaire et la bouche ; la dent de sagesse
supérieure est au contact même du sinus maxillaire. Son extraction
entraîne fréquemment une communication bucco-sinusienne qui se
ferme spontanément en 15 jours à 3 semaines. Une persistance au-delà
justifie un traitement chirurgical adapté.
- la rupture d'un instrument notamment lors de l'extraction de
la dent de sagesse supérieure avec chute du fragment dans le sinus maxillaire
ou blessure de la muqueuse.
- la persistance de racines : certaines dents de sagesse, surtout inférieures,
ont parfois des racines difficiles à extraire, de surcroît très
proches du nerf alvéolaire inférieur. La volonté d'extraire
à tout prix un fragment de racine fracturée peut constituer un
danger pour le nerf tout proche. Le "mieux étant souvent l'ennemi
du bien", il est parfois préférable de laisser ce fragment.
Il n'y a aucune suite dans la plupart des cas.
- la nécrose (mort) de la molaire jouxtant la dent de sagesse peut survenir
lorsque l'extraction a été difficile, dans les semaines
ou les mois suivants, et nécessiter une dévitalisation de cette
molaire. Elle se révèle par une infection de cette dernière
ou des douleurs à la mastication et/ou à la percussion de la dent.
- la luxation de la dent de sagesse supérieure en haut dans le sinus
maxillaire peut arriver. Elle peut justifier lorsque l'on opère sous
anesthésie générale d'ouvrir le sinus par une incision
au dessus de la canine supérieure pour récupérer cette
dent afin d'éviter l'apparition d'une sinusite.
- de même, la luxation de la dent de sagesse supérieure en arrière
dans la fosse infra-temporale peut entraîner des douleurs ou une infection.
Toutefois, l'abord chirurgical de cette région étant très
complexe, la dent est généralement laissée dans la fosse
infra-temporale.
Il faut souligner que ces complications sont peu fréquentes et sont
souvent le résultat de conditions anatomiques particulières repérées
par le chirurgien lors de la consultation.
Ce que vous devez prévoir
Ne pas prendre d'aspirine dans les 10 jours qui précèdent l'intervention.
Apporter vos radios si elles sont en votre possession.
Sous anesthésie locale : bien déjeuner le matin de l'intervention.
L'arrêt de travail n'est pas systématique, prévoyez toutefois
quelques jours d'arrêt de travail si l'intervention a été
difficile.
Autant que possible, se procurer au préalable les médicaments
et produits nécessaires aux soins postopératoires (antalgiques,
bains de bouche etc).
Alimentation molle dans les jours qui suivent.
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