Quelle place pour les voitures en ville ?
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La voiture est accusée de
plusieurs défauts qui la rendraient incompatible avec la ville. Elle pollue,
elle contribue à l'effet de serre, elle est bruyante, elle est dangereuse et
gourmande en espace. Si les constructeurs ont fait de gros efforts sur les 3
premiers points, les problèmes persistent en milieu urbain sur la sécurité et
surtout sur l’utilisation du domaine publique.
La
sécurité peut être améliorée via des contraintes sur la voiture, par exemple
les vitesses limitées automatiquement, mais l'utilisation de l'espace reste le
point dur face à une explosion des déplacements et une demande croissante de
places de stationnement.
La ville
a été gravement dévitalisée par l'accroissement de la mobilité et par la
périurbanisation (souhaitée ou subie). Elle doit désormais se recentrer, se
rassembler autour de valeurs telles que la vitalité économique, la qualité
environnementale et la solidarité sociale. La concentration urbaine conserve, en
effet, certaines vertus qu'il est possible de réhabiliter au-delà du seul
patrimoine bâti.
La solution
qui s'est imposée rapidement est le partage de la voiture. Non pas le
co-voiturage qui conduit plusieurs individus à partager un même véhicule, mais
le partage dans le temps, avec des véhicules publics qui sont mis à la
disposition des usagers pour aller d'un point à un autre à l’image des vélibs.
Avec le
libre-service, les villes désireuses de réduire fortement les nuisances de la
voiture tout en offrant un service permanent de mobilité, peuvent désormais
contraindre la circulation des véhicules polluants tout en offrant une
alternative écologique et économique. Ces offres sont en cours de mise en œuvre
dans une majorité des villes du programme européen CIVITAS II. On estime qu'une
voiture en libre-service peut ainsi remplacer près d'une quinzaine de véhicules
tout en offrant aux citadins un véritable choix à tout moment entre
véhicule individuel, transports en commun ou modes doux (marche, vélo…).
Malheureusement,
pour des raisons d'organisation, ces véhicules ne sont disponibles que dans un
ou quelques parkings distribués là où la demande est forte. Afin qu'ils soient
disponibles en tout lieu et à toute heure, leur ré-acheminement automatisé ou
semi-automatisé se doit d'être résolu.
Source :
interstices.com